Une cinquantaine de militaires du 516e Régiment du Train de Toul sont parti pour le Mal ile mardi 27 mai 2014.
Les Toulois ont rejoints les 1.200 soldats français déjà en place dans le cadre de l’opération Serval. Leur retour est prévu en octobre prochain.

Après avoir suivi un entraînement intensif de 4 mois, les 41 soldats du 516e RT de Toul ont rejoint Paris, mardi 27 mai 2014.
Avant de quitter la caserne, les militaires ont rempli les formalités administratives. Dossiers médicaux, médicaments et un vaccin contre le paludisme ont été ajoutés à leur paquetage.

Le 516e RT engagé dans l’opération Serval :

Ces soldats accompagnés de deux officiers et de sept sous-officiers vont rejoindre les 1.200 militaires tricolores déjà engagés dans l’opération Serval. Pendant cinq mois, les soldats vont ravitailler les troupes engagées au Nord du pays.

Depuis janvier 2013, la France est engagée au Mali suite à l’avancée des troupes rebelles vers le Sud du Mali. Les premières semaines de combats ont été un succès pour le contingent français et les troupes internationales. Cependant, depuis plusieurs mois, la situation s’enlise, les actions de l’organisation touareg, MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad), n’ont pas cessé. En mai dernier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé un prolongement de l’opération.

La relève est déjà assurée :

Une fois de retour en France, 150 soldats du 516e prendront le relais en octobre. Menée par le colonel Buttolo, cette formation devrait intégrer le bataillon logistique actuellement dirigé par le 503e RT de Nîmes.

Les autres terrains d’action du 516e :

Une quarantaine de soldats toulois ont été réquisitionnés en Centrafrique. Dans le cadre de l’opération Sangaris mise en place suite aux attaques de groupes terroristes, les militaires lorrains assurent la sécurité de la capitale du pays, Bangui. Leur retour est prévu fin juin.

 Chers amis,

J’ai la grande tristesse de vous informer du décès de notre ami et grand-ancien l’Adjudant-chef Amhed CHAÏB-DRAA survenu le mercredi matin 11 septembre 2013 au CHU de Nancy – Brabois, à l’âge de 88 ans.

Officier de la Légion d’Honneur, Médaillé Militaire, Porte-drapeau de l’Amicale des Anciens du 516.

 

Lieutenant-colonel Guy Goyard
Président du comité de Toul
de la société des Membres de le  Légion d’honneur

6, rue Jeanne d’Arc
54570 – FOUG
Tél : 03 83 62 78 97
ou 06 17 86 36 83

Cet article est tiré de la revue du Train N°75 d’août 1996 et rédigé par l’Adjudant chef Jean DALIDEC cadet 30 .

Un grand merci à l’ADC MARCHANDISE et à son épouse pour ce travail de recherche et de retranscription.

Vous aurez vite fait le lien entre l’élève Brigadier Cadet 104 en août 1969 et notre Camarade.

Brigadier Cadet 104 Marchandise Jean

Brigadier Cadet 104 Marchandise Jean

LES CADETS DU TRAIN

Pendant quinze années, le 1961 à 1976 le centre d’instruction du Train (CIT 156) tenant garnison à Toul au quartier Fabvier (1), a accueilli et instruit 174 pelotons de Cadets, soit près de 6000 engagés.

CIT 156

 

Les Cadets, c’est-à-dire les jeunes engagés volontaires ayant choisi l’Arme du Train viennent de partout.

Ils sont jeunes, presque des adolescents, dynamiques, avec des motivations diverses. Ils sont encadrés par des hommes connaissant et aimant leur métier.

Le régime et le climat sont rudes ; à partir du quartier Perrin Brichambault, ils rayonnent dans le Toulois : Val des Nonnes, plateau d’Ecrouves, Bois l’Evèque, fort du Chanot, forêt de Haye, Cholois, Domgermain qui sont pour tous aujourd’hui, des lieux de mémoire. Confrontés dans un même groupement d’instruction des cadres, le GIC, aux candidats EOR et aux élèves sous-officiers de réserves, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et sont dans les compétitions, qu’elles soient militaires ou sportives presque toujours les premiers.

 

Ils ont donné à notre Arme des générations de cadres ayant une vocation militaire sans failles et d’une compétence dont nos unités ont bénéficié depuis 1961.
Voici les débuts de leur histoire, au travers de leur instruction et de quelques anecdotes.

CIT 156

 

HISTORIQUE

En 1961, le CIT 156 reçoit par décision ministérielle la mission d’instruire les engagés volontaires au titre de l’Arme du Train.

Le Colonel DENEE, chef de corps de l’époque, baptise ces derniers du nom de Cadets dont chacun des pelotons porte un numéro d’ordre. Cette numérotation s’est vue par trois fois « remise à zéro » pour des raisons encore inconnues à ce jour.
De 1961 à 1970 Cadet 1 à Cadet 110
De 1970 à 1975 Cadet 1 à Cadet 59 A.B.C.
De 1975 à 1976 Cadet 1 à Cadet 5

Certains Cadets se voient remettre en 1971, et ceci pour la première fois, l’insigne du CIT 156 frappé des deux lettres KD suivies du numéro de peloton.

Cette première est à mettre à l’actif du Capitaine GRAMMATICO qui, sans doute pressé par le temps et soucieux du budget, transforma phonétiquement le mot Cadet en KD. L’insigne du CIT 156 porte une surimpression jusqu’en 1973, ainsi que l’insigne du 126° RT jusqu’en 1974.

Les premiers Cadets se voient rattachés aux compagnies techniques implantées dans le quartier Fabvier.

L’une, la FRAD ou Formation rationnelle Accélérée des Dépanneurs.

L’autre, composée de la FRAC et de la FRACO chargées respectivement de la formation rationnelle accélérée des conducteurs et de la formation rationnelle accélérée des coiffeurs. Malheur à qui passait le premier entre les mains de ces jeunes figaros à leur retour dans les unités…

 

L’étroitesse du casernement des compagnies techniques, rapidement submergées par le nombre des engagés, oblige en 1962 à un transfert au quartier Perrin Brichambault qui jouxte le quartier Fabvier. Mais, là encore, la vétusté des bâtiments contraint les Cadets à rejoindre provisoirement le bâtiment dit de « l’Horloge ».

En 1965, les Cadets retrouvent leurs bâtiments rénovés et sont intégrés au GIC (Groupement d’Instruction des Cadres). Celui-ci comprend :
La 5°Compagnie regroupant le Commandement et le soutien du GIC, les pelotons EOR, CA2 (sous officiers de réserve) et le peloton CIA pour les sous-officiers d’active.
Les 6° et 7° Compagnies formées de cadets.

Le CIT comprenait également deux groupements d’instruction des recrues (GIR). Le bureau instruction dirigé par le lieutenant Courtois, aidé de l’A/C Lecoannet, planifiait par semaine 60 pelotons.

La formation visait essentiellement à faire des fantassins et la pédagogie consistait à utiliser des fiches cartonnées allant dans la poche du treillis et dont la couleur variait avec le domaine enseigné (verte pour l’instruction combat. L’instruction était très « formatée », très cohérente.

LES CLASSES

Point de contingent chez les Cadets, le numéro de peloton suffit. En fait, pour former un peloton il faut une quarantaine d’engagés, ce qui peut demander quarante huit heures comme quatre à cinq semaine… Cependant rien n’est perdu, la discipline est de toute heure. En effet, l’adjudant du groupement, l’Adjudant Chef Chaïb Draa, ne perd pas une minute et les travaux d’embellissement du quartier se poursuivent été comme hiver. Selon la formule consacrée « les fleurs poussent au garde-à-vous chez les Cadets ».

A l’issue de cette attente, nous entamons la phase d’instruction qui dure 6 mois et nous amène au C.A.1.

Certains, au bout de quatre mois, quittent le peloton pour l’école des sous-officiers de Saint-Maixent. La sélection pour rejoindre la prestigieuse école est liée à trois critères. Le premier est le niveau général qui doit être égal ou supérieur à quatorze, le second, plus décisif, est l’appréciation du chef de peloton qui reste seul maître en ce domaine, le troisième, enfin, est le RAID, qui ne compte par moins. Bref la tête et les jambes.

En effet, dernier obstacle pour les heureux élus (ceux de Saint-Maixent) et les autres le « RAID CONTROLE » dont tous les Cadets se souviennent avec émotion est une rude épreuve. Car « RAID CONTROLE » est synonyme de nuits blanches, d’humidité, de froid ou de chaleur suivant la saison, de déplacements qui n’en finissent pas. Que d’ampoules et de pieds meurtris. Qu’il est lourd le barda auquel s’ajoute au début le FM 24/29, puis plus tard la AA52.

Nos camarades sélectionnés pour Saint-Maixent nous quittent, ils retrouvent l’Arme six mois plus tard à Tours pour compléter pendant quatre mois encore leur formation.

Après le départ de nos camarades, nous remettons les bouchées doubles avec pour objectif la CA 1 qui clôture notre instruction et pour lequel nous efforçons d’obtenir la note la plus haute possible, car uns dernière épreuve nous attendait, l’AMPHI garnison, où le classement nous permet d’aller dans l’unité que nous désirons.

La fin de l’instruction est marquée par une soirée qui réunit les pelotons et leurs cadres autour d’un dîner : c’est l’heure de l’au revoir.

 

QUELQUES ANECDOCTES

Habillement :

Point de mètre ruban, l’adjudant Claudius Melat nous toise et de sa voix nasillarde annonce, « taille et pointure ».

Nous découvrons ainsi des brodequins à clous et guêtres jusqu’en 1963, les brodequins à semelle caoutchouc et guêtres jusqu’en 1966, puis enfin les brodequins avec jambières attenantes (les rangers).

MAGASIN D'HABILLEMENT CIT 156

Quelques moments épiques marquent notre nouvel état. Ainsi l’échange des boutons jaunes, enfilés par taille (les gros, les moyens, les petits) sur des ficelles, contres des boutons blancs.

Tant que le compte n’y est pas, ces colliers d’un nouveau genre sont refusés à l’habillement.

La mise en couleur noire des chaussettes de sortie, jusqu’alors de couleur rouge, ne laisse personne indifférent, cadre et cadets confondus, car le résultat n’est pas garanti et les chaussures ont du mal à s’en remettre.

Le port des treillis 47 ne nous avantage pas car ils ne sont manifestement pas prévus pour des jeunes de 18 ans. Mais nous sommes passés maîtres dans l’art de la couture après l’épreuve des boutons, et en une soirée les pantalons bouffants deviennent des fuseaux beaucoup plus seyants.

Malheureusement, le sous-lieutenant Hubert veille, très impressionnant avec ses un mètre quatre-vingt et ses décorations (il porte fièrement la Légion d’Honneur), il anéantit une nuit de travail en quelques minutes.

LES PERMISSIONS

L’adjudant chef Flamant du service général règne en maître absolu dans ce domaine.

Les candidats à permission sont rassemblés le samedi pour 16 h devant le hangar dit du « char man ».

Chacun à l’énoncé de non nom se présente, fait un demi tout règlementaire puis revient dans la position première pour recevoir la permission tant convoitée.

Mais attention à la tenue négligée, à la coupe de cheveux jugée trop longue, aux chaussures mal briquées, le train n’attend pas en gare de Toul.

Un certain nombre retourne en chambre avec du vague à l’âme.

LE RAID CONTROLE

Quels que soient le temps ou la saison, le RAID contrôle a lieu. Les participants sont partagés en deux groupes. D’un côté le GIC, de l’autre les appelés des deux GIR. La séparation après un premier déplacement à pied se fait à Bois Lévèque où, après quelques consignes, chacun rejoint les lieux de bivouac (deuxième déplacement à pied), situés tantôt sur la rive droite, tantôt sur la rive gauche de la Moselle. Les embuscades, les attaques de bivouacs se succèdent alors à une cadence très soutenue, de jour comme de nuit (plus souvent de nuit d’ailleurs) avec des déplacements de dix à quinze kilomètres pour atteindre les objectifs. A noter qu’après il faut revenir, pas par le même chemin pour éviter les surprises ; les nuits sont courtes en Lorraine.

L’une de ces embuscades nous a valu une marche supplémentaire, car elle avait été montée à l’encontre du capitaine Foinant dans le fameux « S » de Pierre la Trèche. Embuscade que ce dernier n’apprécia pas du fait des moyens employés car manifestement trop importants pour la cible : une trentaine de grenades à plâtre qui le transformèrent en ce mois de mai, en père Noël.

L’INSPECTION

 

Le général MASSU en inspection au CIT156

Le général MASSU en inspection au CIT156

Un beau matin de février à 8h le GIC est rassemblé en face du Quartier Fabvier, sur le terrain de sport. Chaque compagnie sait ce qu’elle doit faire, la séance a été revue et corrigée.

Le Général Massu (commandant la VI° RM) aura du sur mesure. La 6° Compagnie doit faire une marche tactique, la 7° aller au tir à Val des Nonnes (c’est l’époque de la méthode de tir de Montauban, très pédagogique et efficace).

Le général étant annoncé, c’est le branle-bas. Catastrophe, les faisceaux s’écroulent sur la glace. Mais les Cadets savent réagir. Les visages des capitaines s’allongent d’un coup, car le général a décidé de changer les rôles : la 6 ira au tir, la 7 fera la marche tactique. L’affaire est mal engagée ! Le ton pour la journée est donné, les résultats sont connus d’avance. Le de briefing à chaud le soir par le général, à l’ancien manège, nous laissa pantois. Moralité : jamais de cinéma, restez naturel.

TRAVAIL A LA CHINOISE

La semaine de travail en ce temps là s’arrêtait le samedi à 16 h (voir paragraphe permission). Au CIT, le samedi est réservé aux revues diverses (le vendredi voit les groupements défiler devant le colonel et son état-major), mais aussi à une certaine époque à la réalisation des infrastructures. Ainsi la piste IEC, le terrain de sport, la piste du risque du fort du Chanot. Pour la piste IEC, les pelotons, le casque à la main (sans casque léger), chef de peloton en tête (avec également le casque à la main) comblaient avec des cailloux la future piste creusée par les engins du 15° Génie. A 10h le casse-croûte pour tous remontait le moral. Certaines de ces infrastructures existent toujours. Elles ont heureusement évoluées.

Ci dessus un cliché lors de la REUNION LES 7 & 8 OCTOBRE 1995 DE L’AMICALE DES CADETS DU TRAIN

 

REUNION LES 7 & 8 OCTOBRE 1995 DE L’AMICALE DES CADETS DU TRAINLes 7 & 8 OCTOBRE 1995 L’Amicale des Cadets du Train se réunissait au sein de la maison mère à TOUL, dans les quartiers tenus actuellement par le 516° R.T<br /><p class=" src="http://armedutrain.files.wordpress.com/2013/03/image007.jpg?w=300" width="616" height="372" /> REUNION LES 7 & 8 OCTOBRE 1995 DE L’AMICALE DES CADETS DU TRAIN
 L’Amicale des Cadets du Train se réunissait au sein de la maison mère à TOUL, dans les quartiers tenus actuellement par le 516° R.T

 

 

Etaient présents :VIGNERON J.P. – FOUCHECOURT A. – CHAIB Draa – LEFRANCHU C. – LASSON B. – DALMOLIN B. – RETHORE Y. – DELETTRE J.P. – BAUGARTNER G. – LECHANTRE G. – GLEMAREC P. – MOUGEOT D. – VAREIL A. – HAWECKER A. – JOVERT P. – MORGE J.P. – DASCHER R. – MUFF B. – NOGAL A. – CANY F. – FAUCON J.P. – PERIGNON A. – LE BORGNE J.P. – LANGRY C. – WINTER R. – DEVASSINE G. – COIN J.M. – SEEFELD G. – LORION J.P. – DALIDEC J. – Le lieutenant-colonel DAUNAY T., Chef de Corps du 516° RT et Monsieur DANTZER A. Président de l’Amicale du Train du Toulois.

LA GUERRE DU GOLFE

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L’opération Daguet est le nom donné à la participation (commandée par le général Michel Roquejeoffre)  à la coalition internationale formée suite à l’invasion du Koweït par l’Irak dans la guerre du Golfe (1990-1991).

Un matin d’ août 1990, l’ armée irakienne s’ empare en quelques heures de l’Emirat du KOWEIT.
Pour réagir face à ces événements, la France met en place un dispositif logistique opérationnel. L’ arme du TRAIN qui représentait alors moins de 7% des effectifs de l’ armée de terre, a participé à hauteur de 10% du dispositif. Elle était la 4 éme sur les 10 armes et services présents dans le Golfe.
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Ce conflit a demandé à notre arme de mettre en oeuvre toutes les fonctions relatives, commandement des organismes de soutien, ravitaillements opérationnels, transfert des ressources par voie aérienne, ferrée et maritime, aide au déploiement par le biais des unités d’ appui mouvement, et d’ appui mobilité, sans oublier le soutien des États majors.

Toutes les unités du Train ou d’ unités disposant de personnels de l’ Arme ont fourni des unités et des personnels.

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La montée en puissance du dispositif français a nécessité l’ acheminement vers les plates-formes maritime et aérienne des ravitaillements et ressources nécessaires à la mission.

Ainsi, les munitions, vivres équipements et matériels divers ont pu être projetées.

Pour compléter ce dispositif, des unités de circulation ont assuré l’ escorte et l’ accompagnement de convois sensibles. Ces unités de circulations ont également assuré la surveillance des flux de véhicules, l’ organisation des déplacements depuis les dépôts jusqu ‘aux zones de mise sur pied ou de déploiement.

Dans le cadre de cette mission d’ appui mouvement, prés de 35 unités diverses furent regroupées en ZRA(Zone de régulation et d’ attente) dans les environs de Carpiagne.

Au total plus de 1500 véhicules transportant 6000 Tonnes de fret (dont 2000 Tonnes de Munitions) ont transité sur les itinéraires de la zone d’ action de ces unités de circulation.

P4circulation avec AANF1 et arme antichar 
P4 circu. avec AANF1 et armement ANTI-CHARS

Les unités en place en ZRA, devaient également renseigner la cellule coordination des opérations implantées à Marseille sur le déroulement des mouvements.

Le 519°RT à assurer les opérations de manutention et d’acconage dans l’ arsenal de TOULON.

Ce régiment à la compétence indéniable à permis de charger des matériels allant du fret aussi varié et divers que celui de Container de 20 pieds, de citernes de 30 M3, des AMX 30 ou d’ hélicoptères…

Bilan des activités de cette unité
(réf Arme du Train d’ aujourd’hui Ed LAVAUZELLE):

101 navires chargés
20584 personnels embarqués
9166 véhicules embarqués
8083 KC 20 représentant 156 000 tonnes, soit 735 000 M3

2° LE TRAIN SUR LA ZONE D’ OPERATION :

Nos unités furent présente sur toute la profondeur du dispositif logistique, le Train a fourni l’ essentiel des fonctions transit, appui mouvement, appui à la mobilité des blindés et quartier général.

Photo 052 Chargement d’ obus de 155 mm

La mise en place des ressources s’ est effectuée également par la 3éme dimension. La mission de ces unités de la BOMAP renforcées par le RLA fut de réguler les vols et les flux logistiques aériens de transit de RIYADH, CRK,AL ASHA et RAHFA.

A ces vols il faut ajouter la réception des passagers et du fret par voie aérienne civile.

Les unités de circulation renforçant la DIVISION DAGUET eurent fort à faire.
En effet, ces unités exécutèrent de nombreuses missions de reconnaissance, d’ escortes, d’ accompagnement, de guidage et de renseignement afin de faciliter l’ orientation dans le désert. La surveillance et le contrôle exercé par les circulateurs garantissant la libre disposition des axes pour les mouvements et transports. De plus les motards ont permis d’ apporter une assistance à tous les utilisateurs, ainsi les unités américaines ont pu connaître ces éléments à moto qu ‘ils appellent depuis les « French Army Rider’s »

Les unités américaines firent appels à des unités françaises, ainsi les Escadrons du 516°RT purent assurer le transport outre des unités blindées françaises, ceux de blindés des forces US.
Prés de 500 blindés du 18°CORPS US (Bradley, LRMS, VCI…) furent transportés au cours de rotations de plus de 500 à 600 Km par jour.

Le commandement américain reconnu à travers ces mots la compétence de ces unités : »…..s’ est dit impressionné par l’ efficacité et le professionnalisme des logisticiens de TOUL »….

Voici un autre extrait de reconnaissance des capacités des TRINGLOTS d’ après le Colonel DAMPIERRE:
« …. Je m’ arrête à chaque position tenue par une patrouille pour le plaisir de saluer les hommes étourdis par la fatigue, couverts par la poussière mais vifs et rayonnants de fierté dans l’accomplissement de la démonstration de leurs capacités. Les conditions de circulation sont hallucinantes, parfois 3 voire 4 colonnes de front progressent en black-out chacune à sa propre vitesse. Comment peut on maîtriser un tel flot, Reconnaître les unités US mêlées aux nôtres ?

Les circulateurs sont partout, interviennent aux arrêts, accompagnent les rames prioritaires, arrêtent les gêneurs du moment, regroupent les retardataires… Du grand art sans aucun doute !….. »

french riders

Les fameux French rider’s

Il ne faut cependant pas oublier, que dans une opération de cette envergure, des unités restées en métropole et qui n’ont pu fouler le sol irakien, ont pourtant largement œuvrées dans le sens de la réussite de cette opération.
Pour que toutes les unités françaises puissent être acheminée vers et sur la zone de déploiement, sans oublier le suivi continu et l’acheminement des ressources durant le conflit, beaucoup ont continué le travail dans l’ ombre des médias pour que rien ne manque au succès final.

Discrétion et efficacité furent les maîtres d’œuvre de ces actions;

Au plus fort de l’ engagement terrestre, les unités du train ont modifié leur emploi du temps pour passer d’ un appui direct à l’ action d’ ensemble.
De fait un escadron appuie le débouché de prés de 4000 véhicules sur deux axes.
Dans les trente heures suivantes après le début de cette action, le long de la piste TEXAS, un ECR réparti sur 150 Km, résorbe les embouteillages provoqués par 6000 VHS français et américains engagés sur ce seul axe goudronné.

Pendant ce temps, des PCR (Peloton Circulation routière) appuie le mouvement non planifié de la 1ére brigade de la 82 Airborne.

Toujours pendant ce temps, d’ autres PCR appuient également des batteries de LRM (lance Roquettes Multiples) contribuant ainsi au maintien de la permanence des appuis feux.

Parallèlement à ces unité d’ appui mouvement des ET (escadrons de Transport) livrent toutes les ressources nécessaires à la continuité de l’ action de feu et propres à la vie du soldat.

Escouade transport vtlr


Escouade type utilisée pendant le conflit (5 VTL/R)

Des tonnes de munitions, d’ hectolitres d’ eau, des tonnes de rations, des matériels de maintenance….

Les PEB (Portes engins blindés) continuent à rapprocher au maximum de la zone de front les unités de cavalerie et les pièces d’ artillerie qui appuient les mouvements de la coalition. Tous ces matériels arrivant grâce à la continuité des équipes sur les ports en métropole et sur le théâtre d’ opérations.

Ces unités eurent pour mission également de dégager certains axes en transportant des matériels détruits de l’ armée Irakienne.

route bassorah 
BMP1 hors d’ usage ?!

Chargement peb irak 
Chargement d’ un blindé
.

Durant toute la période de montée en puissance, d’ acheminement des unités françaises et le soutien direct ou indirect fournit durant les manœuvres de la division DAGUET, les unités du TRAIN ont oeuvré pour que cette mission aboutisse à la réussite totale. Il ne faut pas perdre de vue que de nombreuses unités ont continuées à travailler au KOWEIT malgré la fin du conflit, sans compter la planification et l’ exécution du désengagement des forces.
Tâches énorme…

http://www.site-daguet.fr/

http://amicale.daguet.pagesperso-orange.fr/

http://www.revuemilitairesuisse.ch/node/32
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/operation-daguet-l-armee-de-terre-dans-la-guerre-du-golfe
http://guerredugolfe.free.fr/daguet.htm

La manœuvre de sortie d’Afghanistan est un vrai casse-tête pour la coalition. L’annonce du retrait anticipé d’une grande partie des troupes françaises permet à l’armée d’engager plus tôt le rapatriement du matériel, mais il ne va pas sans risques.

Deux icônes trônent dans le bâtiment du bataillon logistique situé au sein du camp de Warehouse, à Kaboul. Bigeard d’abord car cette unité est en grande partie armée par des militaires du 516 e régiment du train qui tient garnison à Toul, patrie de l’emblématique officier lorrain. Et puis il y a cette photo d’un poilu de 14 qui fait référence au nom de ce bataillon, « Voie Sacrée ». Le clin d’œil à la route stratégique qui permit d’acheminer troupes et matériels vers Verdun en 1916 n’est pas anodin.

Le travail effectué par ce bataillon, en charge notamment du ravitaillement des soldats situés dans le district de Surobi et la province de Kapisa, n’est pas de tout repos. Car, rappelle son patron, le lieutenant-colonel Philippe L., « un convoi est une opération de combat ».

Les véhicules, désormais tous blindés, sont dotés de brouilleurs afin d’éviter les pièges mortels que sont les IED, les engins explosifs improvisés. Avant un départ, notamment vers la Kapisa et sa redoutée zone verte, refuge des insurgés, les officiers récupèrent les dernières informations des services de renseignement. Un soutien d’hélicoptères de combat est prévu sur l’axe le plus délicat. Rien n’est laissé au hasard.
« Le timing est plutôt favorable pour nous »

Le lieutenant-colonel sait pertinemment que l’officialisation, par le président de la République, du retrait anticipé de quelque 2 000 soldats d’ici à la fin 2012, sur les 3 400 du contingent français, va largement mettre à contribution ses unités. Mais, rassure-t-il, l’armée française n’a pas attendu que François Hollande se déplace en Afghanistan pour démarrer ce désengagement qui sera, insiste-t-il, « une belle aventure logistique, la plus grande depuis la Seconde Guerre mondiale » pour l’ensemble de la coalition.

La pompe a été largement amorcée depuis décembre et, assure-t-il, son bataillon est capable « d’accélérer le mouvement ».

Si le retour des soldats ne pose pas de problème majeur, le rapatriement du matériel est sans conteste plus délicat. Le commandant du bataillon évalue à 900 véhicules, dont 500 blindés, et 1 300 conteneurs l’ensemble des équipements à désengager. S’ajoutent 14 hélicoptères et trois Mirage 2000D. Et comme l’armée française a déployé en Afghanistan son matériel le plus high-tech, il n’est pas prévu d’en laisser sur place. « Le timing est plutôt favorable pour nous », note le lieutenant-colonel. « Notre dispositif est de moins en moins éclaté ; comme il s’agit d’une volonté du chef de l’Etat, la métropole va se mettre en quatre pour rapatrier soldats et matériel ; et on va éviter le goulot d’étranglement à la mi-2013. »
Un total de 1200 bases à fermer

Car, comme le rappelle le général de Bavinchove, n°3 des forces de l’OTAN sur le théâtre, les Français ne sont pas les seuls à quitter le territoire afghan. « Nous avons au total 1 200 bases à fermer. Le matériel américain représente 50 milliards de dollars. Nous allons connaître un mouvement considérable ». « Pour l’ensemble de la coalition, c’est 75 000 véhicules et 110 000 conteneurs, soit une pièce d’équipement toutes les 7 minutes », ajoute son chef de cabinet, le colonel Jean-Luc K. « A l’état-major de l’Isaf, un bureau ne travaille que sur cette problématique. »

Si la principale difficulté réside dans le risque d’attaques des convois par les insurgés, l’obstacle principal de cette incroyable manœuvre, « c’est l’étroitesse de la porte de sortie », insiste le général. « Pour l’essentiel, notre matériel part actuellement par voie aérienne, soit vers l’Allemagne, les pays du Golfe ou directement aux Etats-Unis, par gros porteurs (C-5 Galaxy, Antonov…). Si la frontière pakistanaise s’ouvre à nouveau, ce sera moins compliqué ».

La voie terrestre, moins onéreuse, est fermée depuis un raid meurtrier de l’OTAN en novembre 2011 qui a causé la mort de 24 soldats pakistanais. Aujourd’hui, Islamabad et Washington négocient sur le prix du droit de passage. Un officier français résume l’affaire : « Islamabad demandait 300 $ par conteneur. Aujourd’hui, c’est 5 000 $ ! »

Le désengagement des forces françaises en Afghanistan est en marche. Le colonel Lecubain, patron du 516 e régiment du train de Toul, est à la tête d’un BATLOG, organe d’exécution de l’opération à Kaboul.

La photo du général Bigeard trône comme une icône sur les murs de ce PC discret, déployé dans la poussière parmi une marée de locaux tout aussi sobres, à l’intérieur desquels se tirent les ficelles d’une guerre étrange.
De notre envoyée spéciale en Afghanistan

« C’est notre mentor, nous avons toujours entouré sa famille », résume le lieutenant-colonel Lecubain. L’officier est à la tête du BATLOG « La voie sacrée » (bataillon de logistique) déployé au camp de Warehouse à Kaboul avec 500 hommes. Il est également chef de corps du 516 e régiment du train basé à Toul. 180 Lorrains l’accompagnent dans cette mission autrement plus complexe, qui consiste à orchestrer le ballet de tous les convois empruntant les axes routiers dans le pays. Ce bataillon joue un rôle majeur dans le cadre du désengagement confirmé la semaine dernière par le président de la République aux troupes lors de sa visite éclair en Afghanistan. « Nous assurons le soutien de tous les éléments des forces françaises dans le pays, et acheminons vers les tarmacs le matériel devant être rapatrié en France. A l’heure actuelle, 28 % du volume total a déjà été englouti dans les soutes des gros bras du ciel, les Antonov, et est rentré au pays », explique le colonel. Plus que 500 blindés et environ 900 véhicules à remballer. Un ballet loin d’être terminé, car la surdotation du théâtre apparaît là comme un handicap. Une des plus importantes opérations logistiques menées depuis la Seconde Guerre mondiale se joue en ce moment dans un petit pays d’Asie centrale.
« Un convoi arrêté, c’est un convoi vulnérable »

« Nous nous étions bien préparés à cette mission exigeante qui a la particularité de ne ressembler à aucune autre », poursuit le colonel Lecubain. « D’abord, nous sommes à 6 000 km de Paris ; il n’y a pas de frontière maritime ; les pays voisins ne sont pas favorables au transit, et les contraintes météorologiques sont extrêmes. La température grimpe jusqu’à 70°C dans les camions en été ». La menace représentée par les attaques d’insurgés sur les axes, ou celle plus sournoise, des IED (mines artisanales) glissées sous les roues, est considérée avec le plus grand sérieux. « Tous nos véhicules sont à l’épreuve des balles et sous bulle de brouillage, ce qui écarte déjà le danger des IED radiocommandés. Sur certaines portions de routes, notamment celles où la végétation est plus dense, nous bénéficions d’un soutien des hélicoptères, car un convoi arrêté pour une raison ou une autre, c’est un convoi vulnérable. »

Le BATLOG travaille en fonction de la disponibilité des Antonov. Pour ce qui concerne planning et délais, c’est Paris qui commande. Ici à Kaboul, tous pressentent que le mouvement va s’accélérer. Aujourd’hui, seules deux nations sont engagées dans l’aventure du désengagement : les Etats-Unis et la France.
Isabelle FÉRET.

Le CHANT du GT 516 fut écrit par le Brigadier-Chef ROY Gérard à Lang-Son

1er couplet

Un beau jour le Train débarque au Tonkin Avec tous ses camions il part en opération Car vaut mieux la mort que de voir encore Ce pays envahi et pillé par l’ennemi

Refrain

Ah petits soldats français

Ah n’oubliez jamais le GT516

C’est le plus beau des GT Que la France ait jeté dans la fournaise

En souvenir des héros

De tout temps les tringlots ont fait flotter leur drapeau

Et sans souci du danger, tout comme nos aïeux, roulez

2ème couplet

Nous voici partis sur la RC4 de Lang Son à Bac Kan

En passant par Cao Bang Transportant malgré toutes les embuscades

Avec nos GMC tout ce qui nous est confié

3ème couplet

Notre ami Auger vient de nous quitter

C’est le premier tué de notre si fier GT

Mais rien ne pourra nous faire reculer

Car nous sommes motivés pour vouloir tous le venger

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